«Notre objectif est de replacer la presse Écrite au centre.»

Interview de Hanspeter Lebrument, président de l’association alémanique des éditeurs SCHWEIZER MEDIEN et éditeur de la «Südostschweiz».
Hanspeter Lebrument, président de l’association alémanique des éditeurs SCHWEIZER MEDIEN

Monsieur Lebrument, les journaux et périodiques sont toujours et encore les médias les plus utilisés. Alors pourquoi le volume publicitaire de la presse écrite diminue-t-il?

Au cours de ces dernières années, de nouvelles formes de publicité ont vu le jour et celles-ci cherchent à attirer les budgets par tous les moyens. En ce qui concerne les annonces sous rubrique, les plateformes en ligne offrent aussi des services complémentaires, ce qui se répercute négativement sur les journaux. Il n’en demeure pas moins que la presse écrite détient toujours la plus importante part du gâteau publicitaire, soit environ 40%.

Début octobre, avec leur campagne «DislealaSuisse», les associations d’éditeurs SCHWEIZER MEDIEN, MÉDIAS SUISSES et STAMPA SVIZZERA ont lancé une grande offensive publicitaire. Quel but cette campagne poursuit-elle?

L’objectif des trois associations d’éditeurs est de redonner à la publicité dans la presse écrite la place qui est la sienne. Les acteurs du marché des biens de consommation sont constamment actifs en publicité. A nous de leur montrer que les annonces constituent le moyen idéal pour promouvoir leurs produits auprès de la population.

Quels sont les objectifs de la campagne?

Nous souhaitons montrer les points forts de la presse écrite, notamment en association avec les médias numériques. Nous voulons thématiser les multiples avantages des journaux et des magazines, sous forme imprimée ou digitale. Et nous souhaitons prouver que les journaux et périodiques font bouger les personnes, les marchés et les marques.

La campagne des associations d’éditeurs vise deux publics différents. Quel est le dénominateur commun permettant de s’adresser à ces deux cibles?

Grâce à cette campagne, nous souhaitons faire redécouvrir au grand public que la presse écrite est un média suivi avec attention, qui suscite des émotions et fait naître le débat. Nous fournirons la preuve aux annonceurs qu’une annonce de presse incite le lecteur à se muer en acteur et que, partant, elle constitue un moyen publicitaire particulièrement efficace.

Pourquoi la presse écrite bat-elle les autres médias en termes d’efficacité?

Ce n’est pas ce que je prétends. Mais je suis convaincu que les budgets publicitaires affectés à la presse écrite peuvent avoir des effets concluants. Les journaux et magazines entretiennent un lien privilégié avec leurs lecteurs. La réflexion approfondie suscitée par la lecture d’un journal ou d’un magazine renforce encore l’efficacité de la publicité. Nos conseillers de vente sauront, mieux que moi, vous convaincre des nombreux avantages d’une annonce de presse.

Monsieur Lebrument, nous vous remercions de cet entretien.